Saint-Romain-en-Gal - Vienne
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Sarcophage du triomphe de Bacchus


Sarcophage du triompe de BacchusC’est la scène du retour triomphal du dieu Bacchus, après son expédition victorieuse en Inde, qui décore ce grand sarcophage de marbre découvert au début du XIXe siècle dans l’église Saint-Irénée, sur la colline de Fourvière.

Le dieu accompagné d’Ariane est monté sur un char tiré par une panthère, tandis que les membres de son cortège le précèdent, entourant un éléphant qui porte deux prisonniers. A l’avant, Hercule ayant trop fêté l’événement, est soutenu par un Satyre.

Pourquoi cette scène sur un monument funéraire romain ?

Le cortège triomphal symboliserait la victoire sur la mort, et cette scène d’allégresse évoquerait « l’espérance en un au-delà plein de joies… »

sarcophage de Bacchus - gauchesarcophage de Bacchus - droit



Calendrier gaulois en bronze


Calendrier gaulois en bronzeBien que fragmentaire, ce calendrier gaulois est l’œuvre du Musée la plus demandée : l’original et sa copie ont été prêtés près de dix fois au cours des cinq dernières années, pour des expositions en France et à l’étranger. Ce document exceptionnel, découvert en 1897 dans l’Ain, à Coligny, intéresse aussi bien le public que les chercheurs. D’abord les nombreux passionnés de civilisation celtique : le calendrier est réputé être le plus long document en langue gauloise connu à ce jour. Plusieurs termes, encore non déchiffrés, conservent leur part de mystère. Mais aussi les spécialistes de l’histoire de l’astronomie : il s’agit en effet d’un calendrier « luni-solaire», sur lequel l’ajout de mois intercalaires tente de faire concorder les phases de la Lune et l’année solaire.

 

Calendrier gaulois

 

Scène de sacrifice

dessin de la scène de sacrificeSuivant une convention de l’art antique, l’artiste nous montre sur un Suovetorilemême registre, un peu comme sur une bande dessinée, trois moments d’un même événement : le sacrifice de trois animaux, appelé suovetaurile, car il associait un porc (sus), un bélier (ovis) et un taureau (taurus).
Scène de sacrificeA gauche, les animaux sont conduits vers l’autel central, tandis qu’à droite, des personnages s’en vont, transportant des quartiers de viande (bloc provenant de l’église de Beaujeu, Rhône).

scène de sacrifice



Neptune

Neptune en bronzeLes boucles de la barbe et des cheveux apparaissent comme chargées d’eau et collent sur le visage de ce bronze, identifié pour cette raison au dieu de la mer, Neptune. Selon une disposition classique, il devait tenir un dauphin à droite et un trident à gauche. Il a été trouvé dans le Rhône en 1859, près du pont de la Guillotière.

Neptune - détail





Sacrifice à Cybèle

autel de sacrifice à CybèleCet autel commémore un sacrifice offert à la déesse Cybèle, en 160 après J.-C. Sur les côtés du bloc, figurent les animaux sacrifiés, un taureau et un bélier, ainsi que l’instrument utilisé pour la mise à mort, sorte d’épée à crochet. Le culte de cette déesse, qui fait partie des « divinités orientales » vénérées par les Romains, est bien attesté à Lyon par la présence de six autels commémoratifs, mais le lieu de culte demeure à ce jour inconnu.

BélierTaureau




Les mystères de l’ascia

AsciaSur les monuments funéraires, aux IIe-IIIe siècles, apparaît souvent à Lyon la figuration d’une sorte d’herminette, outil de tonnelier ou de charpentier, l’ascia. De plus, l’épitaphe mentionne souvent que le monument a été dédié « sous l’ascia ». Aucune explication satisfaisante n’a encore été donnée de la présence de cet outil. Il devait jouer dans le rituel funéraire un rôle sans doute symbolique qui nous échappe.

Ascia



Aux premiers temps chrétiens

Stèle chrétienneLes inscriptions funéraires des premiers chrétiens tranchent, par leur sobriété, sur le caractère ostentatoire des épitaphes romaines. Plus question désormais d’exposer en détail le déroulement de la carrière terrestre du défunt. Le changement se perçoit aussi à travers des formules et des décors différents. Ici, sur l’épitaphe d’Ursus, datée très précisément de 493 après J.-C., on voit des colombes de part des autre d’un épi de blé et d’un vase d’où jaillit de la vigne.






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